5-Déquillage et mise en place du chantier

Débute un des boulots les plus inquiétants, le démontage de la quille.  De l’intérieur, les écrous des boulons, totalement coincés dans la rouille, sont passés à la meuleuse. Déjà, ça fait du bruit pour les voisins. Ensuite, à l’aide d’un chasse-boulon, et d’une grande masse de bûcheron, il faut taper dur, très dur... Chaque choc fait vibrer le bateau. Certains boulons descendent bien, d’autres refusent.

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A chaque coup, j’ai peur que le bateau se désagrége  et que la remorque cède. Finalement, la masse atterri sur un de mes doigts ,… Aïe, violent le truc !  ça fait mal et c’est tout bleu. Quelques secondes après, allongé sur le sol, je tourne de l’œil…. Aujourd’hui , 2 mois après, l’ongle repousse doucement. j’ai quand même de la chance !  Les deux garçons de la famille finissent le boulot et ce n’est que très tard, le dimanche soir, que tout les boulons ont cédés et se sont rendus, laissant 14 jolis trous. Un grand merci aux voisins pour leur patience.

Nous sommes prêts a déquiller.

Quelques jours plus tard, le fermier voisin arrive avec son gros tracteur muni de sa fourche hydraulique. Le principe est simple: Soulever le bateau de la remorque de quelques centimètres pour que la quille, qui à été soigneusement « ficelé », reste à sa place sur la remorque, ensuite, dégager la remorque avec la quille, puis déposer le bateau sur le ber en bois du futur chantier.

La phase 1 de l a manip est déjà délicate, gêné par un  arbre, nous avons du mal à positionner le bateau droit sur ses élingues.

C’est bon, Aller hop ! les plus ou moins 1000 kilos du bateau monte quelques centimètres, mais malgré les quasi 45 ans du bateau, la quille reste bien collée à la coque !

J’angoisse a l’idée de voir la quille descendre, entraînant dans sa chute les fonds du bateau.
Notre voisin le fermier, n’a pas d’état d’âme, il prend la masse et donne un bon coup sur la quille qui, après un bruit de gong chinois, descend ses quelques 500 kilos sur la vieille remorque rouillé qui crisse de douleur.

Le bateau, libéré d’un sacré poids, bondi en l’air de plaisir et, ouf !!, se stabilise sur ses élingues. Il reste à descendre la coque sur le ber en bois.

 


Petit coup d’œil au passage sur l’état de la liaison quille/coque. A priori pas trop de soucis à la première analyse …. Nous verrons plus tard.

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Sans quille, le fier voilier à maintenant l’allure d’un grand dériveur de plage.

chantier19.jpgBloquer le bateau, remettre la tente, doubler le toit avec des bâches et doubler les poteaux avec des tubes, mettre des haubans partout pour que ça tienne, il faudra 3 jours pour que « Red Dingue » soit enfin installé définitivement dans ce que nous sommes heureux d’appeler dorénavant « le chantier ».

Le travail de rénovation peu débuter.

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